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Seule la vérité silencieuse de l’art du moins telle que Claudine Loquen la pratique provoque la saisie improviste de l’ineffable. L’artiste le concentre dans une paradoxale dispersion. Son travail devient une peinture parlante et une poésie muette. Chacune de ses œuvres est un immense cube d’air frais. L’espace y paraît immense à travers les figures féminines ravies d’être en des espaces disjoints où les couleurs leur font l’amour. Claudine Loquen propose des voyages, des errances issues sans doute d’une lente incubation mais qui giclent dans une fraîcheur surprenante. L’univers sort de sa massivité, de sa compacité. Il s’ajoure en ce qui tient pourtant d’une plénitude. Celle-ci conduit aux bords extrêmes de la peinture. L’artiste inscrit une traversée du regard dans l’altérité de son langage pictural. Chaque toile devient une fête qui prolonge celles que Dufy et Chagall avaient inventées dans leur temps.
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